UNEDIC: Toujours pas d'accord en vue sur les contrats courts

Le Medef a transmis mercredi aux syndicats, à la veille d'une nouvelle session de discussions sur l'assurance chômage, un projet d'accord révisé à la marge, sans les avancées attendues par les syndicats sur les contrats de travail de courte durée.

Selon des sources patronales et syndicales, la séance plénière de jeudi, qui a d'ailleurs été raccourcie, ne permettra pas d'avancer vraiment et la conclusion d'un éventuel accord est reportée au 28 mars, date de la dernière session programmée.

"C'est mardi prochain que tout se décidera, ça passe ou ça casse. Ou on trouve le point d'équilibre le 28 ou on ne le trouvera jamais", a ainsi dit à Reuters le négociateur de la CPME, Jean-Michel Pottier. "Je ne désespère absolument pas de trouver la bonne solution mais ce n'est pas pour demain."

Le conseil exécutif du Medef tiendra le 27 mars une réunion sans doute décisive, précise-t-on de mêmes sources.

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Assurance-chômage: le patronat prêt à abandonner la garantie de l’Etat sur la dette de l’Unedic

A la veille de l’avant-dernière séance de négociation, le Medef propose aux syndicats une mesure choc

L’Opinion s’est procuré le texte que le Medef a adressé mercredi aux syndicats.

Le projet de protocole d'accord que le patronat vient d’envoyer mercredi aux syndicats contient une mesure choc, écrite noir sur blanc en page 11 : « Les organisations gestionnaires de l’Unédic s’engagent à ne plus demander la garantie de l’Etat sur le financement de la dette de l’assurance-chômage ».

C’est une proposition inédite qui s’inscrit dans le contexte électoral dans lequel se situe cette négociation. Aux yeux de beaucoup de politiques, d’économistes et même d’acteurs du monde social, la garantie de l’Etat sur la dette de l’Unédic constitue un filet de sécurité qui fait que les partenaires sociaux, cogestionnaires du régime d’assurance-chômage, se montrent laxistes. Cette garantie de l’Etat permet en effet à l’Unédic d’emprunter des sommes élevées à des taux d’intérêt très bas ; du coup, la lutte contre les déficits est loin d’être leur priorité et ceux-ci se sont accumulés ces dernières années. Résultat : la dette de l’Unédic s’élève à 30 milliards d’euros au 31 décembre 2016 ; elle pourrait atteindre 41 milliards en 2019 selon les propres les estimations de l’organisme.

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Le site de Pôle emploi cible d’escrocs

Le phénomène n’est pas nouveau mais les fausses annonces mises en ligne sur la plateforme continuent de faire des victimes.

Des annonces suspectes apparaissent ponctuellement sur le site internet de Pôle emploi. Le problème n’est pas nouveau mais semble connaître une petite recrudescence ces dernières semaines dans le Béarn.

Les équipes de Pôle emploi ne les laissent jamais bien longtemps en ligne. Mais des demandeurs d’emploi ont le temps de tomber sur ces annonces douteuses et se laisser séduire. Elles ne se limitent à aucune profession. En revanche, elles présentent quelques caractéristiques récurrentes qui doivent alerter : salaires extravagants, horaires très arrangeants, orthographe aléatoire…

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Unédic : ce que coûterait le projet d'En marche

L'Institut Montaigne retient une estimation médiane de 2,7 milliards pour l'indemnisation des salariés démissionnaires. Soit quasiment le double de l'estimation du leader d'En marche.

Le droit aux indemnités chômage pour les salariés en CDI qui démissionnent coûterait 2,7 milliards par an, selon le scénario médian de l'Institut Montaigne, qui s'est essayé à chiffrer cette mesure phare du programme d'Emmanuel Macron, malgré les nombreuses questions qu'elle soulève. Retenant un flux annuel de démissions de 900.000 à 1,1 million, le think tank libéral a estimé que 71,2 % d'entre elles étaient éligibles.

Dans un scénario bas, il se limite à évaluer l'effet d'aubaine de la mesure lié aux démissionnaires inscrits à Pôle emploi non indemnisés et qui, du coup, le deviendraient. Il en coûterait alors entre 0,8 et 1,2 milliard par an à l'Unédic. En rajoutant l'effet « inscription » pour les bénéficiaires qui n'ont pas franchi la porte de Pôle emploi, un potentiel de hausse conjoncturel des ruptures de contrat de 20 %, et en retenant une durée courte d'indemnisation (4 mois, soit la durée légale plancher), la facture grimperait à 2,7 milliards. En allongeant cette durée à 9,6 mois, en se calant sur les caractéristiques des ruptures conventionnelles et en supposant que le renforcement des contrôles prôné par Emmanuel Macron ne jouerait pas, la facture atteindrait 5,4 milliards.

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Assurance chômage: le patronat revoit sa copie à la marge

Le patronat a présenté mardi aux syndicats une version retouchée à la marge de son projet sur l'assurance chômage, qui atténue légèrement les efforts demandés aux seniors, mais ne présente aucune nouvelle concession sur les contrats courts, point clef de la négociation.

Les négociateurs se sont retrouvés dans la matinée pour une deuxième séance de négociation. Au menu : le projet d'accord amendé et, surtout, les chiffrages réalisés par l'Unedic, le gestionnaire de l'assurance chômage.

Il n'y a "pas grand-chose de nouveau", a regretté Véronique Descacq (CFDT).

Avec son nouveau texte, le patronat est sur une "stratégie des petits pas", a estimé Michel Beaugas (FO), relevant qu'"il n'y a toujours rien sur les contrats courts."

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Chômage frontalier : le changement de règle qui peut rapporter gros à la France

Bruxelles veut transférer à l’Etat d’accueil la couverture chômage des frontaliers. Le système actuel a coûté 600 millions à la France en 2016.

Merci Bruxelles ? Tandis que les partenaires sociaux français relancent la négociation sur l'assurance-chômage , en déficit de 4,2 milliards d'euros l'an passé, un coup de main salutaire pourrait arriver de la Commission européenne. Son projet de refonte du réglement de coordination des systèmes de sécurité sociale, présenté en décembre, prévoit une réforme de la couverture chômage des 1,3 millions de salariés frontaliers (résidant dans un Etat et travaillant dans un autre) qui pourrait en effet faire économiser plusieurs centaines de millions d'euros par an à l'Unédic.

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