Muriel Pénicaud laisse Pôle emploi définir la fameuse "offre raisonnable"

La ministre du Travail Muriel Pénicaud indique ce mercredi 20 juin que l'offre raisonnable d'emploi sera définie par les conseillers Pôle emploi, selon le profil du chômeur. Gare aux risques d'inégalités entre territoires...

Les demandeurs d'emploi ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés. Revenant sur sa réforme ce mercredi 20 juin dans Le Parisien, la ministre du Travail Muriel Pénicaud annonce que la définition de la fameuse « offre raisonnable d’emploi », qui servira de critère à la mise en place du système durci de sanctions, ne sera pas définie plus précisément mais laissée à l'appréciation… de chaque conseiller Pôle emploi. « Ce sera au conseiller de Pôle emploi, lors d’une discussion avec le demandeur d’emploi, de définir ce que sera une offre raisonnable d’emploi », décrit la ministre.

Cette non-décision est censée permettre d'adapter la définition de l’« offre raisonnable » au plus près de la situation concrète du demandeur d’emploi, fait valoir Muriel Pénicaud. Laquelle dépend en effet de son lieu d’habitation, des transports à disposition, de sa situation familiale ou de sa qualification. La ministre précise néanmoins que les conseillers de Pôle emploi pourraient demander des « efforts » aux personnes au chômage. Problème : tout le monde ne sera pas à égalité devant ces efforts à faire, puisque ceux-ci seront définis par chaque conseiller, au cas par cas.

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Assurance-chômage : vers la fin de l'exception pour les frontaliers ?



L'Union européenne devrait modifier le mécanisme d'indemnisation de l'assurance chômage pour les travailleurs frontaliers afin que les institutions nationales puissent faire des économies.

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L'assurance-chômage dans le vert, après 10 ans de déficit

INFOGRAPHIE - En déficit depuis 2009, le régime devrait engranger des excédents à hauteur de 1,6 milliard d'euros en 2020, puis 3,6 milliards en 2021.

Heureuse coïncidence. Alors que la gestion du régime d'assurance-chômage par les partenaires sociaux est sérieusement questionnée dans le projet de loi «Avenir professionnel», les comptes de l'Unedic devraient sortir du rouge à partir de 2020. Et ce serait une première depuis 2009! L'assurance-chômage devrait atteindre le «quasi-équilibre» en 2019, puis engranger des excédents de 1,6 milliard d'euros en 2020 et de 3,6 milliards en 2021, selon les nouvelles projections financières pour 2018-2021 de l'organisme, publiées mercredi. On est loin des déficits abyssaux observés ces dernières années, qui dépassaient les 4 milliards d'euros en 2015 et 2016… Quant à la dette, qui reste la bête noire, selon les scénarios de l'Unedic, elle refluerait: elle devrait atteindre un maximum de 35 milliards d'euros en 2019 avant baisser à 29,8 milliards d'euros en 2021. 

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Assurance chômage: une baisse des cotisations patronales envisagée ?

Après la suppression des cotisations salariales d'assurance chômage, compensées par l'impôt, le gouvernement compte aussi baisser les cotisations patronales, dans une logique d'universalisation du régime, a annoncé mercredi le député LREM Aurélien Taché. Conformément à une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, les cotisations Unédic des salariés ont été supprimées début 2018, compensées par une hausse de la CSG. Présentée comme une mesure de pouvoir d'achat, cette évolution a modifié la nature du financement du régime, qui reposait jusque-là uniquement sur des cotisations. Le gouvernement compte aller plus loin en touchant, cette fois, aux cotisations des employeurs, a rapporté M. Taché, lors d'une conférence de presse organisée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Dans le cadre de la transformation du crédit d'impôts compétitivité emploi (CICE) en baisses de cotisations, prévue pour 2019, le gouvernement compte notamment supprimer "une partie" des cotisations patronales à l'Unédic, a déclaré le député de la majorité, qui est aujourd'hui rapporteur du volet "assurance chômage" du projet de loi "avenir professionnel", examiné à l'Assemblée. Cette baisse, dont l'élu n'a pas précisé l'ampleur, sera intégrée à la "prochaine loi de finances", a-t-il indiqué. Toucher aux cotisations patronales d'assurance chômage est une "nouveauté", a estimé Aurélien Taché, rappelant qu'elles sont "en général exclues" des politiques d'allègement de charges.

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L'assurance chômage « quasiment à l'équilibre » en 2019

D'après les prévisions de l'Unédic, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A diminuerait de 128 000 personnes en 2018, puis de 104 000 en 2019.

L'assurance chômage, en déficit depuis 2009, sera « quasiment à l'équilibre » en 2019, puis engrangera des excédents dès 2020, essentiellement grâce à la baisse du chômage, selon des prévisions de l'Unédic publiées mercredi, qui ne tiennent toutefois pas compte de la réforme en cours du régime. Selon le gestionnaire de l'assurance chômage, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A (sans activité) à Pôle emploi diminuerait de 128 000 personnes en 2018 dans la France entière, puis de 104 000 en 2019, de 125 000 en 2020 et de 116 000 en 2021.

Les chiffres de Pôle emploi passeraient ainsi de 3,72 millions de chômeurs fin 2017 à 3,25 millions fin 2021. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), mesuré par l'Insee, reculerait, quant à lui, à 7,7 % de la population active fin 2021, contre 9,2 % aujourd'hui. Les projections de l'Unédic se basent sur une prévision de croissance de 1,9 % en 2018, de 1,8 % en 2019, puis de 1,6 % en 2020 et 2021. Pour 2018, la prévision est comparable à celles du gouvernement (2 %) et de l'OCDE (1,9 %). Conséquence de la baisse du chômage : le déficit de l'assurance chômage, qui s'élevait à 3,4 milliards d'euros en 2017, est attendu à 1,4 milliard d'euros cette année et à 89 millions l'année prochaine. Le régime générerait 1,6 milliard d'excédents en 2020, puis 3,6 milliards en 2021.

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Bob Emploi, cette appli magique qui était censée enrayer le chômage mais n'a pas fait de miracles

Bob Emploi, cette application lancée en 2016 pour aider les chômeurs à trouver un emploi, compte 140.000 utilisateurs. Et sur les quelque 100.000 qui ont retrouvé un emploi après être passés par cette application, 42% considèrent qu'elle a été utile.

S'il y a une leçon que Paul Duan a retenu à seulement 22 ans, c'est bien d'éviter des annonces trop ambitieuses. C'était il y a presque deux ans, en novembre 2016, lorsque ce jeune ingénieur brillant, de retour de la Silicon Valley aux États-Unis où il a étudié à l'université de Berkeley, lance son application Bob Emploi avec son ONG Bayes Impact, avec l'idée de baisser massivement le nombre de sans-emploi grâce à la magie des algorithmes! Il avait même évoqué une baisse de 10% du chômage avant de lancer ce projet.

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