Pourquoi la baisse "historique" du chômage semble démentie par Pôle emploi?

Le taux de chômage publié jeudi est issu de l'Insee. Une donnée à ne pas confondre avec celle des inscrits à Pôle emploi, beaucoup moins positive.

Question posée par Nono le 15/02/2019

Bonjour,

Nous avons résumé votre question, qui était la suivante: "Le gouvernement a annoncé une baisse historique du chômage. Or, sur le site (du ministère du Travail, ndlr), avec le tableau des données trimestrielles brutes, on s’aperçoit de l’inverse, avec par exemple 5 942 300 chômeurs au 4e trimestre 2014, 6 322 100 chômeurs au 4e trimestre 2016, 6 375 600 chômeurs au 4e trimestre 2017, et 6 320 300 chômeurs au 4e trimestre 2018. Je ne vois pas où est la baisse historique annoncée… Le gouvernement présente-t-il des chiffres trompeurs ?"

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Chiffre du chômage...enfumage...

Les chiffres du chômage pour le dernier trimestre 2018 ont été donné “hors Mayotte” et pourtant Mayotte est notre 101ème département. La raison de cette précision dans l’expression du chiffre du chômage est que Mayotte à un taux de chômage de 26% ce qui risquerait de plomber l’annonce gouvernementale qui ne concerne que la France métropolitaine, donc en excluant ces territoires français un peu oubliés par la République et où le chômage est endémique. Pourtant nos concitoyens ultramarins sont des citoyens français de plein droit, ce que l’on oublie un peu vite..en dehors des périodes électorales. Quand un Gouvernement commence à tripatouiller les chiffres en excluant ceux qui ne lui sont pas favorables, il remet en cause sa crédibilité et met le doigt dans une dérive dangereuse. Ne tenir compte seulement des chiffres qui vont bien, c’est au minimum de la malhonnêteté intellectuelle et une tromperie politique.

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Le chômage repasse sous la barre des 9% : "Ça va demander à être confirmé dans la durée"

Pour Olivier Babeau, économiste interrogé jeudi par Europe 1, la baisse du nombre de demandeurs d'emploi "va dans le bon sens", même si le chômage structurel pourrait freiner l'inflexion de la courbe.

RÉACTION

Le taux de chômage a atteint l'année dernière son taux le plus bas depuis dix ans. Pour le quatrième trimestre 2018, il est en recul de 0,3 point à 8,8% de la population active en France (hors Mayotte), soit un pourcentage qu'il n'avait plus atteint depuis 2009, selon des chiffres provisoires publiés jeudi par l'Insee. "Une très bonne nouvelle", pour Olivier Babeau, président de l'Institut Sapiens et professeur à l'université de Bordeaux. "Ça va demander à être confirmé dans la durée, mais ça va dans le bon sens", salue cet économiste au micro d'Europe 1. Il rappelle que cette baisse concerne en priorité les 15-24 ans, avec un recul de 3,6 points pour un taux de chômage qui reste toutefois à 18%.

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Un chômage en baisse dans le monde, mais des conditions de travail précaires

L'Organisation internationale du travail (OIT) alerte sur l'insécurité économique et les inégalités des chances entre les hommes et les femmes. L'OIT estime à 172 millions le nombre de chômeurs dans le monde en 2018.

Constat amer. Pour revenir au niveau de chômage de 5% d'avant la sévère crise de 2008, il aura fallu pas moins de neuf ans, constate l'Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport annuel sur l'emploi publié mercredi. Alors qu'en une seule année, le taux avait grimpé de 5 à 5,6%. Les perspectives actuelles sont très incertaines, alerte l'OIT, liées à une conjoncture mondiale moins favorable. Dans l'hypothèse d'une situation économique stable, le nombre de chômeurs - estimé pour le monde à 172 millions en 2018 - devrait continuer à baisser dans de nombreux pays. Ce nombre devrait cependant augmenter d'un million par an en raison de la croissance démographique, même si le taux de chômage mondial devrait rester stable en 2019 et 2020.

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Les vérités du prix Nobel Jean Tirole sur le chômage de masse

CDI, précarité, indemnisations, temps de travail… Le Prix Nobel d’économie analyse l’échec historique de la France en matière d’emploi et sa «préférence » structurelle pour le chômage de masse.

En un an, alors que la France n'est pas restée immobile - 1,5 % de croissance -, le nombre de chômeurs inscrits a diminué d'à peine 50.000 ! Globalement, près de 3,7 millions de personnes sont encore sans emploi. Cette persistance d'un chômage de masse, sur lequel les réformes du marché du travail menées par Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Elysée n'ont pas encore produit d'effet, se trouve au coeur des réflexions de Jean Tirole. Le Prix Nobel d'économie dissèque les spécificités d'un marché du travail français bloqué et rongé par les choix des " institutions françaises ". Bref, un antimodèle que ces " institutions " feraient bien d'examiner, alors que les négociations sur le futur de l'Unédic sont en stand-by après le retrait du patronat.

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[LE CHIFFRE] 10 000 à 14 000 décès sont imputables au chômage chaque année en France

C’est un problème de santé publique majeur mais qui est complètement passé sous les radars. Chaque année, 10 000 à 14 000 décès sont imputables au chômage en France. Maladies chroniques, pathologies cardiovasculaires, anxiété, dépression, suicide, addictions renforcées par le manque d’estime de soi, renoncement aux soins… Les chômeurs présentent une surmortalité deux fois plus importante que les actifs du même âge.

Le chômage nuit gravement à la santé. Selon plusieurs études, entre 10 000 et 14 000 décès sont imputables au chômage chaque année en France. C’est quatre fois plus que le nombre de tués sur la route, pourtant, ils sont bien moins médiatisés. Le chômage agirait comme un catalyseur et non pas un élément déclenchant, la surmortalité augmentant avec la durée du chômage.

Hausse des maladies cardiovasculaires, des pathologies chroniques, des cancers, mais aussi stress, anxiété, comportements addictifs accrus, troubles du sommeil et de l’alimentation, dépression, voire même suicide, le risque de décès chez les personnes au chômage est multiplié par deux par rapport à des actifs du même âge.

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