Baisse en trompe-l'oeil du chômage en juin

Le chômage s'est retourné à la baisse en juin en France, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité refluant de 0,3% le mois dernier en métropole, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail.

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 10.900 le mois dernier pour s'établir à 3.483.200.

Mais en ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi tenus de rechercher un emploi, même s'il n'a pas enregistré d'évolution significative (1.800 personnes supplémentaires en juin), a malgré tout inscrit un nouveau record, à 5.562.600 (5.865.700 en incluant les départements d'Outre-mer, également stable sur un mois).

Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A en France métropolitaine recule de 1,0% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 2,2%.

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Non, Pénicaud ne commentera pas (non plus) les chiffres du chômage de fin juin

Fidèle à la ligne qu'elle s'est fixée il y a deux mois, la ministre du Travail ne se prononcera pas sur l'évolution du nombre d'inscrits à Pôle emploi à fin juin, qui doit être rendue publique à 18 heures. Elle prévoit de sortir du bois dans un mois, avec la publication d'un tableau de bord plus complet et fiable sur le marché du travail.

Si Muriel Pénicaud a retenu une chose de Myriam El Khomri lors de la passation de pouvoir entre les deux femmes le 17 mai, c'est de ne surtout pas s'embarrasser -traduisez, ne surtout pas commenter- des chiffres mensuels du chômage. Un conseil que la ministre du Travail, qui porte sur ses épaules la première énorme réforme du quinquennat d'Emmanuel Macron, celle du Code du travail -que d'aucuns considèrent comme la mère des réformes-, a décidé d'appliquer à la lettre. Et ce, surtout ce mardi 25 juillet alors qu'elle enchaîne dans la matinée avec Édouard Philippe à Matignon les entretiens pour clore définitivement la première phase de concertation de la réforme avec les partenaires sociaux -ils doivent voir Pierre Gattaz, Jean-Claude Mailly, Laurent Berger et François Asselin- et qu'elle doit défendre dans l'après-midi le projet de loi qui autorise le gouvernement à agir par ordonnances en séance au Sénat.

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Pôle emploi publie ses chiffres de juin, premier mois de la présidence Macron

Record d'embauches, solides créations d'emploi, croissance revue à la hausse: le nombre de chômeurs inscrits sur les listes de Pôle emploi en juin, publié mardi, restera-t-il le seul indicateur insensible à la reprise économique ?

Le gouvernement dévoilera à 18H00 les chiffres de son opérateur, sans toutefois les commenter, la ministre du Travail Muriel Pénicaud ayant décidé de rompre avec cette tradition mensuelle. Il s'agira des chiffres de juin, premier mois complet du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Après une décrue en 2016 (-105.400 demandeurs d'emploi sans activité en métropole), inédite depuis la crise de 2008, c'est le ressac. Sur les cinq premiers mois de 2017, 27.000 chômeurs supplémentaires ont franchi la porte d'une agence Pôle emploi.

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Pourquoi Muriel Pénicaud veut-elle s'affranchir des chiffres mensuels du chômage ?

ÉCLAIRAGE - La ministre du Travail souhaite s'appuyer sur des données jugées plus "fiables" pour évaluer l'évolution du chômage en France.

Limiter le bavardage au profit des analyses : voilà la volonté revendiquée par Muriel Pénicaud. Invitée de RTL le 28 juin, la nouvelle ministre du Travail a réaffirmé qu'elle ne souhaitait pas commenter les chiffres mensuels du chômage. Selon elle, ces données ne sont "pas vraiment pertinentes" et "ne représentent pas la réalité".

La ministre souligne la fragilité de ces données publiées chaque mois. Dans un communiqué publié le 24 mai, Muriel Pénicaud précisait que "le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi [...] peut être affecté, chaque mois, par différents événements de nature administrative, entraînant une fluctuation des inscriptions qui ne reflète pas bien l'évolution du marché du travail".

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Chiffres du chômage: Ne plus commenter le chômage tous les mois, la bonne idée à double tranchant du gouvernement

Le ministère du Travail espère profiter de la suppression de ce poncif peu pertinent.

C'est la fin d'une tradition de la Ve République, pas forcément la meilleure. Jusqu'ici, les ministres du Travail successifs s'échinaient chaque mois à commenter tant bien que mal les chiffres mensuels du nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi.

Ce 26 juin, alors que la Dares a produit ceux pour le mois de mai, la nouvelle ministre du Travail Muriel Pénicaud refuse de se plier à l'exercice. Elle juge les données mensuelles de Pôle Emploi trop "volatiles" et préfère se concentrer sur les résultats trimestriels publiés par l'Insee.

Tant mieux pour elle puisque les premiers résultats ne sont pas bons. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a progressé de 0,6% en mai, soit une augmentation de 22.300 pour la France métropolitaine. Si l'on se réfère sur le dernier trimestre, la tendance n'est là non plus pas bonne puisque la progression est observée est de 0,9% (+29.700).

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Pour des assurances complémentaires chômage

La nationalisation de l'assurance-chômage proposée par le président part du constat d'échec de la situation actuelle : une accumulation de dettes, une déresponsabilisation des acteurs et un coût du travail élevé. Pour le président de la République, l'Etat doit donc se réinvestir officiellement dans la gestion de l'assurance-chômage plutôt que d'en assurer les fins de mois en coulisses.

En réalité, ce changement de système va bien au-delà d'une nouvelle gouvernance. Il peut ouvrir une « révolution » profonde si les acteurs acceptent de s'y atteler sans oeillères idéologiques. Plutôt que de s'arc-bouter sur la gestion paritaire d'un régime structurellement déficitaire, les partenaires sociaux seraient mieux avisés de participer à la redéfinition d'une doctrine sociale. Ils peuvent proposer une refonte du système et de ses principes.

Le projet Macron constitue pour les entreprises et les salariés - mais aussi les entrepreneurs individuels et les indépendants - une occasion unique de repenser la distinction fondamentale entre solidarité et assurance, sur un modèle similaire au monde de la santé. La contrepartie logique à la nationalisation de l'Unédic serait donc la création d'assurances complémentaires chômage : relevant d'une logique assurantielle, elles permettraient de renforcer la solidarité pour l'ensemble des travailleurs.

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