Assurance-chômage des cadres : une nouvelle piste à l'étude

Edouard Philippe devrait présenter durant la seconde quinzaine de juin les arbitrages pour la réforme de l'assurance-chômage. Le gouvernement ne fait pas mystère de sa volonté de réduire les allocations des hauts revenus. Une nouvelle piste à l'étude consisterait à instaurer une indemnité dégressive avec le temps, mais uniquement pour les allocations au-dessus d'un certain seuil.

Le volet hauts revenus de la réforme de l'assurance-chômage que le Premier ministre, Edouard Philippe, dévoilera fin juin normalement pourrait prendre une tournure inattendue. Parmi les différentes options sur la table, le gouvernement étudie l'instauration d'une dégressivité des allocations , mais suivant une formule inattendue, selon nos informations : la baisse des sommes versées au fil de la période d'indemnisation (de 4 à 36 mois actuellement) irait de pair avec l'instauration d'un plancher.

En clair, seuls les cadres dont l'allocation dépasse ce seuil seraient concernés, exclusion faite des plus de 50 ans dont le taux d'emploi est inférieur à celui des 25-49 ans. Fixer un plancher a le mérite de toucher un plus grand nombre de personnes que diminuer le plafond. Reste à connaître sa valeur si, bien sûr, Emmanuel Macron arbitre en ce sens (après les élections européennes), de même que les différents paliers de dégressivité qui seraient retenus.

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Le taux de chômage en France tombe à 8,7 %, son plus bas niveau depuis 2009, selon l’Insee

Ces chiffres mesurés selon les normes du Bureau international du travail confirment la lente décrue du chômage en France.

L’amélioration sur le marché du travail se poursuit, mais à un rythme très lent. Au premier trimestre, le taux de chômage a diminué de 0,1 point sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris, sauf Mayotte), d’après les données provisoires diffusées, jeudi 16 mai, par l’Insee. Ce ratio, qui se situe désormais à 8,7 % – soit son plus bas niveau depuis début 2009 –, avait déjà reculé de 0,3 point lors des trois derniers mois de 2018.

Pour la période allant de début janvier à fin mars, il y avait, en métropole, 2,4 millions de personnes au chômage (soit 19 000 de moins en trois mois). Un décompte effectué en vertu de la définition du Bureau international du travail (BIT). Ces résultats semblent en ligne avec les dernières données relatives à la création d’emplois : publiées le 10 mai par l’Insee, elles montraient une progression des effectifs dans le secteur privé de 0,3 %, au premier trimestre.

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Les professions qui embauchent et... celles qui mènent droit au chômage !

Journaliste : toujours en tête des métiers qui recrutent le moins !

Pour la nouvelle édition de son baromètre annuel dédié aux métiers qui mènent au chômage après le BAC, Qapa.fr, l'agence d'intérim 100% online, publie également le palmarès des secteurs qui recrutent le plus et des aspirations des jeunes et futurs bacheliers...

Pour la deuxième année consécutive, c'est le métier de journaliste qui reste en tête des professions les moins attractives en 2019. Les psychologues apparaissent à la 2ème place. Cette profession passe devant les employés de banque, les caissiers et les secrétaires administratives respectivement à la 3ème, 4ème et 5ème place du classement...

Quelles sont les 6 régions qui ont la moyenne au BAC ?

Sur les 13 régions, 6 ont des recrutements nettement plus hauts que les autres après le BAC: l'Ile de France arrive en tête, suivie de l'Auvergne-Rhône-Alpes, de l'Occitanie la Provence-Alpes-Côte-D'azur, la Bourgogne Franche Comté et pour finir la Bretagne...

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Radiographie du chômage en Europe

L'office européen de statistiques Eurostat vient de rendre publics des chiffres détaillés sur le chômage dans l'UE. Données qui soulignent un fossé entre le Nord et le Sud, pointent de fortes disparités régionales et mettent en évidence des écarts directement liés à la nature des emplois.

Jamais depuis dix-neuf ans, le taux de chômage n'avait été aussi bas au sein de l'Union européenne. Tombé à 6,5%, un tel résultat est encourageant, sauf que toutes les régions des Etats membres ne sont pas concernées par cette tendance. Selon la carte dévoilée lundi 29 avril 2019 par Eurostat, de fortes disparités existent entre le Nord et le Sud du Vieux Continent, conséquences en partie de la crise de 2008.

Les régions les plus frappées par le chômage, indique Le Monde du 30 avril 2019, sont surtout localisées "dans le sud de l'Espagne et de l'Italie, et en Grèce, pays particulièrement affectés par la récession". Il faut dire qu'avec sa croissance paralysée, l'Italie parvient difficilement à créer des emplois. D'où son taux de chômage à 10,5%. Celui de l'Espagne est passé sous la barre des 15%, après avoir approché les 28% courant 2013. La Grèce, pour sa part, enregistre un taux de chômage de 18,5%. Certes, notait Le Monde du 3 avril, le pays est enfin sorti des plans d'aides, "mais près d'un jeune actif sur trois y est toujours sans emploi". Le pays du Sud qui a le mieux redressé la barre est le Portugal, puisque son taux est de 6,7%.

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Le terme de plein emploi à 5% est-il une mystification ou un non-sens ?

C’est la deuxième fois que j’interviens sur ces termes qui m’irritent au plus haut point quand on a connu avec les 30 glorieuses, une France pour ainsi dire sans chômage.

Lors d’une interview sur RTL, Madame Nathalie JANSON (1) a repris la déclaration d’Emmanuel Macron : nous allons atteindre 7% de chômage en 2022 et le plein emploi en 2025. En ajoutant, cet objectif est-il réellement atteignable ? Attention cet objectif de plein emploi en 2025 ne signifie pas 0% mais plutôt 5% sur tout le territoire. Cela me semble très « ambitieux », avoue l'économiste en rappelant une promesse similaire faite par François Hollande.

Alors un plein emploi avec 5% de chômage, qui a pu inventer une pareille ineptie ? Demandez aux 5% de chômeurs s’ils ne sont pas au chômage ! Ils représenteraient encore 1.825.000 pour la seule catégorie A et 3.800.000 pour les 5 catégories (A B C D E) !

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Chômage : 40 ans de remèdes, et peu de résultat

Les partenaires sociaux, associations et collectivités étaient reçus ce lundi à Matignon. C'est le coup d'envoi d'une session de tables rondes dans les territoires. Cela fait plus de 40 ans que les gouvernements se succèdent et sonnent la mobilisation générale pour l’emploi. Mais jusqu’ici, aucun n’a réussi à endiguer le chômage de masse. Zoom sur l’histoire française du « traitement social du chômage ».

1977 : sous Valéry Giscard D’Estaing, Raymond Barre, Premier Ministre alors présenté comme « le meilleur économiste de France », va présenter un « Pacte pour l’emploi des jeunes ». Il s’agit alors d’accorder des baisses de charges aux entreprises qui embauchent. Les CDD sont facilités, des aides de l’Etat à l’apprentissage et à la formation professionnelle sont aussi prévus, ainsi que des recrutements dans la fonction publique. Le chômage se stabilisera autour de 1 million de demandeurs d’emplois, trois fois moins qu’aujourd’hui (catégorie A), mais ne baissera pas.

En subventionnant les emplois, Raymond Barre sera ainsi le premier à tenter ce que les économistes appelleront par la suite « le traitement social du chômage ». Une approche cataloguée à gauche, mais qui sera reprise par tous les gouvernements successifs, quel que soit leur couleur politique.

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