Deux individus d’origine turque condamnés pour avoir touché plusieurs milliers d’euros d’allocations indues de Pôle Emploi

Inscrits à Pôle Emploi, les suspects s’étaient mis dans l’impossibilité de chercher un travail en France en retournant vivre en Turquie, alors qu’ils continuaient pourtant à percevoir des allocations.

Ce jeudi, deux frères soupçonnés d’avoir touché des allocations indues de la part de Pôle Emploi étaient convoqués devant le tribunal d’Alençon.

De septembre 2016 à septembre 2018, l’un des suspects âgé de 25 ans a ainsi reçu plus de 18 000 euros d’allocation rapporte Ouest-France.

Une période durant laquelle il n’a pourtant jamais répondu aux convocations de l’antenne Pôle Emploi à laquelle il était rattaché.

Étonnés, les agents de l’organisme finiront par consulter le compte Facebook de l’intéressé où ils découvriront plusieurs vidéos récentes prises en Turquie, le pays natal du jeune homme.

En poussant leurs investigations plus avant, les services de Pôle Emploi remarquent que son frère aîné, pour sa part âgé de 27 ans, a également « oublié » de signaler quelques longs séjours en Turquie pendant lesquels il a touché près de 2600 euros d’allocations.

Ne résidant plus en France, les deux hommes s’étaient mis eux-mêmes dans l’impossibilité de chercher un emploi et ne pouvaient donc prétendre recevoir des allocations.

« Le problème qui se pose, c’est de savoir comment récupérer ces sommes »

En son absence, le plus jeune des deux frères a été condamné à une peine de quatre mois de prison ferme et s’est vu interdire l’accès au territoire français pendant trois ans. Il devra également rembourser la somme de 18 416 euros à Pôle Emploi.

Son frère aîné, qui n’a pas non plus jugé bon de se présenter à l’audience qui s’est tenue le 28 novembre, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et au remboursement de 2589 euros. La fratrie devra aussi verser 1200 euros à Pôle Emploi afin de couvrir les frais de procédure de l’organisme.

« Le problème qui se pose, c’est de savoir comment récupérer ces sommes », conclut le procureur de la République.


SÉRAPHIN PARMENTIER