Élections professionnelles à Pôle emploi :

Élections professionnelles à Pôle emploi : la CFDT demeure première, la FSU prend la deuxième place à FO, la CFTC n'est plus représentative, le "bloc réformiste" devient minoritaire.

La conclusion de notre article consacré aux élections professionnelles à Pôle emploi Convergences et divergences syndicales avant les élections professionnelles à Pôle emploi était " L'un des enjeux de ces élections professionnelles est de savoir si le "bloc réformiste" (CFDT, CFE/CGC, SNAP et CFTC) demeure majoritaire, ce qui risque de dépendre du maintien du caractère représentatif du SNAP et/ou de la CFTC, ou si le "bloc d'opposition" (SNU, CGT et le plus souvent FO) devient majoritaire. "

Les résultats, avant prise en compte d'éventuelles contestations, montrent que notre hypothèse s'est concrétisée. Avec une participation honorable, 68,56 %, le "bloc réformiste" n'est plus majoritaire, en raison de la perte de la représentativité de la CFTC, qui, avec 6.86 % des suffrages exprimés, ne sera plus représenté durant trois ans (conséquences de la mise en cause d'un des responsables, tardivement écarté, pour harcèlement sexuel que rapporte Médiapart ?).

Lire la suite : Élections professionnelles à Pôle emploi :

Pôle emploi : fini la belle vie !

SOS-Chomdu-300Indemnisables ou pas ? Et si oui, de combien ? Ces questions, déjà un casse-tête pour les agents qui travaillent à Pôle emploi, vont bientôt obséder tous les chômeurs qui y sont inscrits.

Depuis le 1er novembre, les règles d’indemnisation ont changé. Au prétexte d’un marché devenu dynamique, d’une baisse – officielle et très légère – du nombre de deman­deurs d’emploi, le gouvernement a pris, cet été et par décret, des mesures qui vont plonger dans la précarité une large partie des chômeurs. Laurent Berger, de la CFDT, s’en étrangle. Ça va être, selon lui, « une tuerie ». « On va passer d’un système d’indemnisation chômage à un système d’accroissement de la pauvreté. » C’est dire !

Lire la suite : Pôle emploi : fini la belle vie !

Le grand malaise de Pôle emploi

Un livre engagé qui révèle les dessous pas toujours très chics d'une agence confrontée à de multiples mutations.

Le 27 octobre 2012, Aurore Moësan, une jeune conseillère de Pôle emploi en Seine-Saint-Denis, se suicide. Elle avait trente-deux ans. Moins de deux ans plus tard, les parents de la jeune femme et le syndicat national CFTC Emploi déposent une plainte avec constitution de partie civile au tribunal de grand instance de Paris. En septembre 2018, Margaux Duguet, Catherine Fournier et Valentine Pasquesoone, toutes trois journalistes à franceinfo.fr, lancent un vaste appel à témoignages auprès des salariés de l'institution, témoignages qui serviront de trame à ce livre. On y découvre l'univers chaotique d'une agence ballottée par différentes réformes, soumise à la pression des résultats, à l'automatisation des tâches et aux changements constants de méthodes de travail. Une situation héritée de la fusion douloureuse de l'ANPE et des Assedic entre 2009 et 2014. Un livre engagé, à charge sans aucun doute, mais qui a le mérite de révéler les difficultés particulières auxquelles sont confrontés les 55.000 agents de Pôle emploi. D. Fo.

Lire la suite : Le grand malaise de Pôle emploi

Un chômeur sur cinq "gagne plus que quand il travaillait" : ce que disent les chiffres de Pôle emploi et de l'Unédic

Un chômeur sur cinq perçoit une allocation supérieure à ce qu'il gagnait lorsqu'il était actif ? Cette affirmation de la ministre du Travail Muriel Pénicaud est statistiquement fondée, mais concernent des chômeurs qui à 90% touchent moins de 1.300 euros par mois et qui ont une "activité très morcelée", selon Pôle emploi. L'Unédic - le gestionnaire paritaire de l'assurance chômage - estime avec une méthodologie différente que 4% des demandeurs d'emploi perçoivent davantage que leur ex-salaire.

"Les règles qu'ont fait les partenaires sociaux ont comme résultat qu'un demandeur d'emploi sur cinq - ceux qui alternent les contrats très courts - lorsqu'il entre au chômage, il gagne plus que quand il travaillait", a affirmé mardi 5 novembre la ministre du Travail sur RMC/BFMTV, pour justifier la partie de la réforme de l'indemnisation chômage qui entrera en vigueur au 1er avril.

Lire la suite : Un chômeur sur cinq "gagne plus que quand il travaillait" : ce que disent les chiffres de Pôle...

Pôle Emploi dématérialisé : le casse-tête des travailleurs précaires

Documents refusés, versements différés, droits erronés... Alors que Pôle emploi se numérise, l'indemnisation se complexifie pour ceux qui enchaînent et cumulent les contrats et travaillent sur de courtes durées ou à temps partiel. Des syndicats déplorent une charge de travail accrue pour les conseillers.

Avec la réforme de l'assurance chômage entrée en vigueur le 1er novembre, "le prix à payer pour les demandeurs d’emploi, et en particulier les plus précaires d’entre eux, sera colossal", évalue Mediapart qui a simulé les conséquences sur les allocations versées selon les profils. Par exemple, l'allocation de Nadia, qui a travaillé un mois sur deux pendant deux ans, "baisse d'un tiers". Les autres exemples donnés dans Le Monde affichent les premiers impactés : les CDD. C'est un nouveau coup dur pour ces contrats précaires qui font déjà face au casse-tête d'un Pôle emploi de plus en plus numérisé.

Lire la suite : Pôle Emploi dématérialisé : le casse-tête des travailleurs précaires

Assurance-chômage, une réforme punitive

Editorial. Les premières dispositions de la réforme, qui entrent en vigueur vendredi 1er novembre, ouvrent certes des droits mais durcissent les conditions d’éligibilité. Avec le risque d’étendre la précarité qu’une telle mesure prétend combattre.

Editorial du « Monde ». Depuis quelques jours, Muriel Pénicaud fait la promotion de la réforme de l’assurance-chômage, concoctée à l’abri des partenaires sociaux, qui n’avaient pas réussi à s’entendre, par le seul gouvernement. La ministre du travail est dans son rôle quand elle valorise deux innovations qui étaient des promesses d’Emmanuel Macron. La première concerne les salariés démissionnaires, qui pourront bénéficier d’une indemnisation s’ils ont un « projet professionnel ». Mais les conditions sont tellement strictes qu’il ne devrait y avoir qu’entre 17 000 et 30 000 élus chaque année. La seconde vise les travailleurs indépendants, qui auront désormais droit à une allocation de 800 euros par mois pendant un semestre. Là aussi, l’effet sera limité, avec 30 000 bénéficiaires par an.

Lire la suite : Assurance-chômage, une réforme punitive