Ruptures conventionnelles : Alerte sur les finances de l'UNEDIC

Ce dispositif miracle, qui permet de négocier directement son départ avec son employeur et de toucher les allocations de chômage, connaît un succès retentissant. Au point de mettre en péril Pôle emploi.

La rupture conventionnelle ? Avec Didier Briot, c’était toujours «Niet !». «Chaque fois qu’un candidat au départ venait me demander d’en négocier une, je lui répondais que la direction ne voulait pas et qu’il n’avait qu’à démissionner.» Dur. En revanche, lorsqu’à son tour ce responsable d’un centre d’accueil de handicapés situé en Haute-Garonne a voulu quitter la société, il ne s’est pas dit non à lui-même. Comme il était cadre et avait dépassé la cinquantaine, ses supérieurs lui ont en effet proposé, par exception, d’avoir recours à cette formule. «J’ai tout de suite accepté», avoue-t-il. Pas fou, le senior. Après une courte négociation, il est parti avec un chèque en poche et un sourire aux lèvres, heureux comme un gamin d’avoir pu profiter de ce régime de faveur.

Qui l’aurait cru ? Onze ans après son lancement, la rupture conventionnelle individuelle (RCI) est devenue un must de la gestion des ressources humaines et une avancée sociale majeure. Il faut dire que, en quelques années à peine, cet ovni juridique, à mi-chemin entre la démission et le licenciement, a réussi la prouesse de conquérir à la fois les travailleurs et les patrons. Au point que plus personne ne peut s’en passer dans les entreprises. Selon le ministère du Travail, 437.700 arrangements de ce type ont été signés en 2018, 30% de plus qu’en 2014 et… 100% de mieux qu’en 2009. Les concepteurs de ce dispositif, mis en place en 2008 du temps de Nicolas Sarkozy, ne s’attendaient pas à un tel succès.

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Assurance chômage : La grande escroquerie de Macron




Médiapôle

Assurance-chômage : face à Pénicaud, la majorité remise ses critiques

La ministre du Travail était auditionnée ce mardi à l'Assemblée nationale sur la réforme de l'assurance-chômage. Les quelques remises en cause qu'on pouvait entendre dans la majorité sitôt les arbitrages rendus n'avaient plus cours.

Invitée par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale à venir débattre ce mardi de la réforme de l'assurance-chômage , Muriel Pénicaud n'a pas eu à croiser le fer, loin de là. Les velléités de remises en cause entendues dans les rangs de la majorité sitôt les arbitrages rendus par le gouvernement, sur le curseur des 57 ans pour la dégressivité par exemple ? Disparues. L'extension du bonus-malus sur les cotisations chômage employeurs au-delà des sept secteurs retenus ? Evoquée, sans plus.

Aucun des députés LREM ou Modem ne s'est hasardé à la moindre critique, la plupart se contentant de demandes de précisions sur quelques sujets revenus en boucle, comme l'accompagnement des seniors, l'organisation de Pôle emploi ou l'avenir du paritarisme de gestion.

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Municipales à Bordeaux : Thomas Cazenave investi par LREM


Depuis plusieurs mois, il n'y avait guère d'incertitude sur l'identité du candidat qui serait investi par La République en marche dans le cadre des municipales à Bordeaux. LREM a officiellement désignéThomas Cazenave, actuel délégué interministériel à la transformation de l'Etat, ce lundi.

LREM a communiqué ce lundi les noms de 19 candidats investis dans l'optique des élections municipales de 2020. Parmi eux, on retrouve celui de Thomas Cazenave, ce qui n'aura rien de surprenant pour celles et ceux qui s'intéressent à la chronique politique locale. Actuel délégué interministériel chargé de la réforme de l'Etat, ce proche d'Emmanuel Macron prépare consciencieusement son arrivée à Bordeaux depuis près d'un an via le mouvement "Renouveau Bordeaux" dont il est le chef de file. Le collectif dresse le constat suivant dans le communiqué qui confirme son nvestiture :

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Décryptage de la réforme de l’assurance chômage : « pour la précarité » ?

Une réforme « pour la précarité » : un lapsus révélateur signé Muriel Pénicaud ?

Le fil d'Actu décrypte la réforme de l'assurance chômage :

 

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Réforme de l'assurance chômage : les syndicats en panne

Si les syndicats n'ont pas de mots assez durs pour qualifier la réforme de l'assurance chômage, leur mobilisation apparaît bien laborieuse.

Où sont passés les syndicats ? Depuis que le gouvernement a présenté sa réforme de l'assurance chômage le 17 juin dernier, les partenaires sociaux ont bien du mal à faire entendre leur voix. La CFDT a bien lancé un appel à la mobilisation ce mardi à midi devant le ministère du Travail, mais de l'aveu du secrétaire général de l'organisation, Laurent Berger, il s'agissait plus d'un "rassemblement symbolique". Si la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa et la Fage avaient été conviées, on était bien loin, donc, d'une mobilisation générale dans les rues.

La CGT était d'ailleurs absente. De longue date, la centrale a prévu son propre rassemblement mercredi devant l'Unédic, qui tiendra alors son conseil d'administration. "Nous avons proposé à la CFDT de manifester avec nous. Ils n'ont pas voulu. Nous le regrettons", a glissé à l'AFP Catherine Perret, la secrétaire confédérale de l'organisation. Quant à Force ouvrière et Solidaires, ils ne comptaient manifester à aucun de ces rassemblements.

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