Ces curieuses formations au bien-être proposées par Pôle emploi

Près de 10.000 formations aux médecines alternatives seraient proposées par Pôle emploi à des chômeurs selon l'émission de France 2 "Envoyé spécial". Financées, en totalité ou en partie, par de l'argent public, elles sont pour la plupart très peu encadrées et parfois contestées.

Des formations aux médecines alternatives sont financées par Pôle emploi. C'est ce que révèle "Envoyé spécial" dans son émission de ce jeudi 20 février. Formations au reiki, lithotérapie ou magnétisme thérapeutique... Ce sont près de 10.000 formations au "bien-être" qui sont proposées aux chômeurs par Pôle emploi. Comme le révèle l'émission de France 2, et le rapporte franceinfo, toutes ces formations à des médecines alternatives non réglementées figurent dans le catalogue de l'agence.

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Il refuse de quitter Pôle Emploi, la police l'expulse

Après une visioconférence annulée dans la matinée, excédé, un demandeur d'emploi au chômage depuis trois ans a refusé de quitter l'agence Pôle Emploi du quartier des Résidences à Belfort. La police l'a expulsé.

Emmanuel Bader est au chômage depuis trois ans. Il a perdu son travail après la fermeture de l'usine de production automobile qu'il dirigeait au Brésil. Depuis, il n'a pas réussi à trouver d'emploi stable. Ce mardi 18 février, il a décidé de faire un geste fort, après l'annulation d'une visioconférence avec un agent de Pôle Emploi. Il n'a pas souhaité quitter l'agence de Belfort. La police a donc dû l'expulser.

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Pôle emploi Occitanie condamné pour inégalité de traitement

Vingt-deux agents héraultais de Pôle Emploi on gagné devant le Conseil des prud’hommes leur procès contre engagé contre la direction régionale pour inégalité de traitement salarial. Les agents de l'ex-Languedoc-Roussillon ne percevaient pas une prime pourtant versée à des confrères.

Le Conseil des prud’hommes a donné raison à vingt-deux employés héraultais de Pôle Emploi qui ont attaqué leur Direction régionale pour inégalité de traitement. En cause, une prime de repas versée aux agents de l'ex-région Midi-Pyrénées datant d'avant la fusion régionale. Ces derniers continuent de la recevoir, mais leurs confrères de l'ex-région Languedoc-Rousssillon n'y ont pas droit. Cela représente entre 600 et 700 euros par an en moins.

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Non, les bons chiffres du chômage ne sont pas liés à des manipulations de Pôle emploi

Comme à chaque fois qu’une baisse du chômage est annoncée, de nombreux commentateurs ont dénoncé une entourloupe du gouvernement. Celui-ci n’aurait réussi à faire baisser le chômage qu’en durcissant la politique de radiation de Pôle emploi, afin de « sortir » artificiellement des dizaines de milliers de demandeurs d’emploi des statistiques.

Cet argumentaire est totalement trompeur en ce qui concerne le taux de chômage communiqué le 13 février. En effet, cet indicateur n’est pas calculé à partir des chiffres de Pôle emploi, mais sur la base des sondages de l’Insee auprès de la population, en suivant la méthode du Bureau international du travail (BIT), uniformisée au niveau mondial.

On peut, en revanche, légitimement se poser la question en ce qui concerne le nombre de demandeurs d’emploi, sur lequel le gouvernement communique également. Ce chiffre est, lui, construit par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), une division du ministère du travail, en comptant le nombre d’inscrits à Pôle emploi. Faire du zèle en radiant davantage de demandeurs d’emploi permettrait donc de minorer ce chiffre, pour donner l’illusion d’une amélioration de la situation de l’emploi.

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Pourquoi le durcissement des conditions d’accès à Pôle emploi n’explique pas la baisse du chômage annoncée par l’Insee

L’Insee a annoncé une baisse du taux de chômage en France au 4e trimestre 2019. Certaines critiques y voient une conséquence des conditions d’indemnisation désormais plus strictes à Pôle emploi. On vous explique pourquoi c’est faux.

L’Insee a annoncé, jeudi 13 février, que le taux de chômage a baissé au 4e trimestre de l'année dernière pour s'établir à 8,1% de la population active (département d'outre-mer inclus, hors Mayotte), soit 85 000 chômeurs en moins sur cette période. Un taux à son plus bas niveau depuis fin 2008 mais qui reste au dessus de la moyenne des pays occidentaux. Selon l’institut, il y a 2,4 millions de chômeurs aujourd’hui en France au sens du Bureau international du Travail.

Certaines critiques, notamment sur les réseaux sociaux, assurent que les radiations ou encore les conditions d’indemnisation plus strictes à Pôle emploi sont les raisons de cette baisse. Le Vrai du faux vous explique pourquoi c’est faux.

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Assurance chômage : cette lourde facture laissée par les travailleurs frontaliers

Les travailleurs frontaliers coûtent de plus en plus cher à la France. En 2018, l’assurance chômage française leur a versé plus de 922 millions d’euros.

922,2 millions d’euros ! C’est la somme versée aux travailleurs frontaliers par l’assurance chômage française en 2018, selon le rapport statistique annuel que vient de publier le Cleiss (Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale). C’est 1,3 million d’euros de plus qu’un an plus tôt. Suisse, Luxembourg, Allemagne, Belgique, Espagne… voici les 5 pays de prédilection des travailleurs frontaliers qui coûtent le plus cher à la France. Avec la Suisse en tête.

En 2018, on recensait un peu moins de 42.000 bénéficiaires des allocations chômage ayant travaillé en Suisse. La France a ainsi versé 682,9 millions d’euros de prestations au titre de l’assurance chômage rien que pour les frontaliers ayant travaillé en Suisse. Problème : un travailleur frontalier français cotise dans l’État où il travaille. Or si le travailleur frontalier se retrouve au chômage, il perçoit son indemnisation de la part de la France, où il bénéficie d’ailleurs des mêmes droits qu’un travailleur ayant exercé son activité dans l’Hexagone.

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