Assurance chômage : la réforme impactera 50 % des demandeurs d’emploi dès 2020

Selon une étude de l’Unédic sur l’impact de la réforme de l’assurance chômage, la modification des conditions d’ouverture de droit et les nouvelles règles de calcul de l’indemnisation devraient affecter de manière négative la moitié des 2,6 millions d’allocataires indemnisés par Pôle emploi, dès la première année de mise en œuvre, entre novembre 2019 et mars 2021.

Des conditions d’accès durcies, de nouvelles règles et une dégressivité pour les plus hauts salaires : la réforme de l’assurance chômage promet de nombreux bouleversements, pas forcément positifs. Selon une étude publiée le 25 septembre dernier par l’Unédic, le régime gestionnaire de l’assurance chômage, 50 % des 2,6 millions de demandeurs d’emploi indemnisés seront concernés par ces changements de règles au cours de la première année de mise en œuvre, entre avril 2020 et mars 2021, avec un impact négatif sur leur situation.

“Les deux mesures ayant l’effet le plus important, sur le volet financier et sur le nombre de personnes concernées, sont celles qui modifient les conditions d’ouverture de droit et les modalités de calcul du salaire servant de référence pour déterminer le montant de l’allocation”, indique l’Unédic.

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Financement de Pôle emploi: le tour de passe-passe du gouvernement

L’exécutif impose aux employeurs de financer davantage l’agence tout en baissant ses propres financements, pointe l’iFRAP, qui accorde la note de 4/10 à cette mesure. Chaque semaine, le think-tank libéral publie dans Le Figaro une évaluation de l’action du gouvernement.

L’arme préférée des gouvernements pour montrer qu’il veulent faire baisser le chômage consiste à…

embaucher de nouveaux agents à Pôle emploi. Pourtant, seulement 9% des demandeurs d’emploi retrouvent chaque année un emploi grâce à l’agence, selon l’Insee. Depuis 2009, les effectifs de Pôle emploi ont d’ailleurs crû, passant de 45.300 à 54.000 agents. Une fois encore, ce gouvernement souhaite recruter 1000 nouveaux conseillers et former 3000 «conseillers Pôle emploi à l’accompagnement» d’ici l’été 2020.

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Seulement voilà, dans les faits et depuis dix ans, l’État n’a jamais augmenté sa propre participation au budget de Pôle emploi. En parallèle, la participation de l’Unédic (l’association chargée par délégation de service public de la gestion de l’assurance-chômage en France) au financement de Pôle emploi a augmenté de 500 millions d’euros et aujourd’hui, elle apporte deux tiers du budget de l’agence, soit plus de 3 milliards d’euros.

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Assurance chômage : l’Unédic prévoit un impact massif de la réforme sur les nouveaux entrants

Quelque 850 000 nouveaux entrants, qui avaient des périodes chômées entre deux contrats de travail, auront une allocation mensuelle plus faible, de 20% en moyenne mais parfois jusque 50%.

La réforme de l’assurance chômage aurait un impact négatif, par rapport aux règles antérieures, sur l’indemnisation d’un entrant sur deux lors de la première année de son application, selon une étude de l’Unédic.

Lors de la première année de mise en oeuvre globale de la réforme (avril 2020-mars 2021), "parmi les 2,6 millions d’allocataires qui auraient ouvert un droit" avec l’ancien système, "9% n’ouvriront pas de droit" avec les nouvelles règles et 41% verront leur situation impactée, soit par une baisse de leur allocation journalière, soit par une ouverture de droits retardée ou une durée de droits plus courte.

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Réforme de l'assurance chômage : au moins un million de perdants ?

Le durcissement des règles de l'indemnisation chômage, à partir du 1er novembre, pourrait concerner 40% des demandeurs d'emploi, selon un document publié par Le Monde.

40% des demandeurs d'emploi indemnisés pourraient être pénalisés par la réforme de l'assurance chômage: c'est ce qui ressort d'un document de travail de l'Unédic, qui mesure l'impact des nouvelles règles qui entreront progressivement en vigueur à partir du 1er novembre prochain. La version définitive du rapport doit être présentée le 24 septembre.

Le document, publié par le journal Le Monde, est "quasiment abouti", indique un syndicaliste à L'Express, confirmant les chiffres avancés. Selon lui, au total, "plus d'un million de chômeurs indemnisés perdraient des droits par rapport au système actuel", sur les 2,6 millions d'allocataires aujourd'hui indemnisés.

Cette estimation est nettement supérieure à celle avancée par le ministère du Travail. Lors de la présentation de ses arbitrages, en juillet dernier, le ministère évoquait un "maximum" de 600 000 à 700 000 personnes. Une estimation vite remise en cause par les organisations syndicales l'été dernier. Cette fois-ci, "c'est un peu plus fin", constate un syndicaliste. Un autre s'alarme, parle de "catastrophe".

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ASSURANCE-CHÔMAGE : LA RÉFORME PÉNALISERAIT 40% DES DEMANDEURS D'EMPLOI

La réforme de l'assurance-chômage qui s'appliquera à partir du 1er novembre devrait impacter de nombreux demandeurs d'emploi.

40%, c'est le pourcentage de chômeurs qui devraient être pénalisés par la nouvelle réforme qui entrera en vigueur à partir du 1er novembre prochain. D'après un "document de travail" réalisé par l'Unédic et que s'est procuré Le Monde, les craintes exprimées par les syndicats seraient confirmées. Trois nouvelles dispositions, qui entreront en application entre novembre 2019 et avril 2020, vont particulièrement impacter les demandeurs d'emploi. Tout d'abord, les conditions d'accès à l'allocation chômage vont être durcies : il faudra désormais avoir travaillé minimum six mois sur les 24 derniers mois pour y avoir droit contre quatre sur 28 à l'heure actuelle. Cette mesure, qui devrait rapporter 900 millions d'euros en 2020, impactera surtout les plus jeunes qui "ont des droits plus courts avec des salaires de référence plus faibles", souligne l'étude.

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Assurance-chômage : syndicats et gouvernement s'opposent sur l'impact de la réforme

Le nombre de chômeurs indemnisés baissera de 210.000 d'ici à 2022 du fait des nouvelles règles de l'assurance-chômage, selon l'Unédic. Celles-ci auront des répercussions sur un allocataire sur deux, un chiffre que conteste le ministère du Travail.

Mi-juin, en présentant la réforme de l'assurance-chômage , Edouard Philippe l'avait assuré : les nouvelles règles d'indemnisation (plus incitatives à la reprise d'emploi), couplées à l'instauration d'un mécanisme de modulation des cotisations patronales pour rallonger les CDD et au renforcement des moyens de Pôle emploi, feraient baisser le nombre de chômeurs de 150.000 à 250.000 d'ici à 2021 . L'Unédic donne raison au Premier ministre à une année près : dans une étude d'impact de la réforme, l'association paritaire qui gère le régime estime la baisse à 70.000 en moyenne par an, soit 210.000 au total, d'ici à 2022.

La convergence s'arrête là. Ce document, dévoilé par « Le Monde » et auquel « Les Echos » ont eu accès, estime le nombre de chômeurs qui feront les frais de la réforme. Verdict : une répercussion négative pour près de la moitié des 2,6 millions de personnes susceptibles de s'inscrire au chômage lors de la première année d'application des nouvelles règles d'indemnisation. Un état des lieux qui renforce l'opposition syndicale à ces changements imposés par l'exécutif.

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