Pôle Emploi Du travail, « il y en a plein», affirme Emmanuel Macron à Marseille

«Vous avez envie de travailler ? Il y a des offres !» : Emmanuel Macron a rencontré pendant plus d’une heure des chômeurs, parfois très éloignés du marché du travail, et des agents de Pôle Emploi, lors d’une visite surprise dans les quartiers Nord de Marseille.

Pour ce crochet par le XVe arrondissement, l’un des plus déshérités de la cité phocéenne, avant un sommet diplomatique méditerranéen, le président a voulu «échanger librement» avec les demandeurs d’emploi, en comité restreint.

Ici, il y a 27,7% de chômeurs, selon l’Insee. «Même si on me dit «plante des fleurs», je plante des fleurs. Faut que je travaille», lui explique Pauline Menasria, 23 ans. Du travail, «on va vous en trouver, il y en a plein», «vous êtes super jeune», lui répond le président.

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Pôle emploi ne s’occupera plus de ceux qui cumulent salaire et allocs

Ceux qu’on appelle les “permittents” seront accompagnés par des prestataires extérieurs.

Encore un dossier chaud pour le gouvernement. La réforme de l’assurance chômage voulue et annoncée par Emmanuel Macron a récemment été détaillée. Parmi les mesures annoncées, il en existe une qui ne manquera pas de faire polémique : l’externalisation du suivi des « permittents », ceux qui alternent période de travail et période de chômage. Selon Le Journal du Dimanche, cette catégorie de personnes se trouve dans le collimateur du gouvernement.

Une réduction des droits et une baisse de l’indemnisation

Entre 2012 et 2017, le nombre de « permittents » a augmenté de 60%. Chaque mois, 730 000 personnes gagnent trop d’argent pour percevoir des allocations, et 830 000 personnes n’en gagnent pas assez pour s’en passer, et c’est cette catégorie que vise le gouvernement. En effet, 18% cumulent depuis plus de deux ans un salaire et une allocation, ce qui représente un coût de 5,4 milliards d’euros. Pour les pousser vers le travail, la majorité compte donc sur une réduction de leurs droits, avec une modification du mode de calcul de l’indemnisation, mais aussi un suivi externalisé à partir du 1er janvier. Selon le JDD, le résultat de cette mesure ferait chuter de 300 euros par mois les allocations de cette catégorie de personnes. Mais « dans certains secteurs comme le médico-social, les salariés ne sont pas en position de force pour travailler plus », se méfie David Vallaperta, élu CFDT au comité central d’entreprise de Pôle emploi.

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La réforme de l'assurance chômage, nouvelle «bombe à retardement» du quinquennat Macron ?

La réforme de l'assurance chômage a tout du dossier explosif pour le gouvernement, et pourtant la contestation qui débute ce mardi semble avoir peut de chance de prendre de l'ampleur à court terme


♦ Plusieurs syndicats défileront ces mardi et mercredi contre la réforme de l’assurance chômage d’Emmanuel Macron.

♦ Syndicats et organisations patronales sont vent debout contre ce projet mais pour des raisons différentes.

♦ A court terme, elle pourrait être mise en place sans susciter de contestation sociale et politique majeure.

♦ A long terme, elle pourrait toutefois empoisonner le quinquennat des marcheurs.

A chacun son jour. Les deux principaux syndicats ne défileront pas ensemble contre la réforme de l’assurance chômage. La CFDT appelle à un rassemblement «symbolique» devant le ministère du Travail ce mardi à 12 heures, avec d’autres organisations comme la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa et l’organisation de jeunesse Fage. La CGT, elle, a choisi mercredi pour organiser un rassemblement devant le siège de l’Unédic à Paris, et des actions un peu partout en France, notamment devant les agences Pôle emploi.

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Assurance chômage : une réforme tragique pour les précaires

Assurance chômage : une réforme tragique pour les précaires

Tribune. Le comédien Samuel Churin, membre de la Coordination des intermittents et précaires, décrypte les mesures d’économies annoncées par le gouvernement et leurs conséquences « sans équivalent dans l’histoire » pour les Français qui alternent petits boulots et périodes de chômage.

Mardi 18 juin 2019 a eu lieu un événement qui fera date dans l’histoire des droits sociaux.

Mardi 18 juin 2019, ce n’était pas un appel plein d’espoir, pour organiser la résistance, mais des annonces qui constituent, sans aucune contestation, la plus grave attaque contre les plus précaires. Vous ne trouverez pas d’équivalent dans l’histoire.

Mardi 18 juin 2019, le gouvernement de France par la voix d’Édouard Philippe et Muriel Pénicaud, a osé décrire par le menu et très tranquillement la manière dont ils allaient faire plus de 3 milliards d’euros d’économies en trois ans sur les plus pauvres à travers la réforme de l’assurance chômage.

Il faut dire les choses très clairement : pour tous les salariés à l’emploi discontinu (sauf pour les intermittents), cette réforme est tragique. Vous pensez peut-être que j’exagère, que je surjoue la pièce. Et pourtant !

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Assurance chômage : les reculs pervers de la réforme Macron

La ponction de la nouvelle réforme de l'assurance chômage, voulue pour le 1er novembre 2019 par Emmanuel Macron, sur l’indemnisation des chômeurs, va les replonger dans les terribles dilemmes qui les paralysaient avant la réforme de 2014. Voici pourquoi.

"Avec cette réforme, nous visons une baisse du nombre de chômeurs de 150.000 à 250.000 sur les trois ans à venir. Loin d'une approche comptable et d'une logique de rabot, cette transformation de l'assurance chômage nous permettra d'atteindre plus de 3,4 milliards d'économies de 2019 à 2021", a martelé, mardi 18 juin aux partenaires sociaux, le Premier ministre Edouard Philippe en présentant les nouvelles règles d’indemnisation drastiques que son gouvernement entend promulguer prochainement par décret. Un cynisme qui a déchaîné l’ire de tous les syndicats de salariés, à commencer par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. "Ce sera tout le contraire, cette réforme injuste, inique, pèsera sur l’activité", tonne l’ancien conseiller en insertion sociale. Et pour cause… "Il y a un chômeur sur deux qui est indemnisé. Avec la réforme du gouvernement, c’est un sur trois", complète Catherine Perret de la CGT. Quand le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, dénonce "un raisonnement consistant à faire le procès des salariés précaires qui seraient responsables de leur situation".

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Réforme de l’assurance chômage : la France à nouveau en marche ?

« En marche » signifie faire des petits pas pour maintenir le système social plutôt que de grandes enjambées qui risqueraient de tout bloquer. La réforme(tte) de l’assurance chômage doit avant tout se lire politiquement.

Par Francis Pérani.

Le système de protection contre le chômage date de 1958 et de la bonne intention étatique de forcer les acteurs économiques, patrons et syndicats, à gérer ensemble un système universel d’indemnisation du chômage. L’économie était à l’époque encore suffisamment libérée pour pouvoir absorber ce développement de l’étatisme sans trop de dommage et en garantissant un minimum de droits avec un système à peu près à l’équilibre.

Depuis 2008 et la crise qui a disparu dans toutes les grandes économies sauf la nôtre, le système de protection contre le chômage est en déficit chronique. La dette s’élève à 37 milliards en 2019 avec un déficit prévu à presque 2 milliards qui explique pourquoi une réforme est d’actualité.

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