Une ministre du travail " privé-public "

La nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans, réputée énergique et diplomate, tire son expérience d’une carrière professionnelle variée.


Désormais, les chiffres du chômage publiés par Pôle emploi ne seront plus commentés par la nouvelle ministre du Travail.

Car Muriel Pénicaud estime que l'indicateur de Pôle emploi « ne reflète pas bien l'évolution du marché du travail » car il « peut être affecté, chaque mois, par différents événements de nature administrative ». Sa volatilité « brouille plus qu'elle n'éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage ».

Directrice des ressources humaines

Mais qui est la nouvelle ministre qui va devoir négocier avec les partenaires sociaux à la veille de la réforme du code du travail voulue par Emmanuel Macron ? Muriel Pénicaud a 62 ans.

Et a une expérience mixte, public et privé, et une spécialiste des ressources humaines, réputée pour ses qualités de négociatrice et connaît le ministère du Travail pour avoir conseillé Martine Aubry au début des années quatre-vingt-dix quand celle-ci était… ministre du Travail !

Muriel Pénicaud, avant de retrouver la rue de Grenelle, était depuis 2014 directrice générale de Business France, l'agence publique de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers.

Diplômée d'histoire et de sciences de l'éducation à l'université de Nanterre, puis de psychologie clinique à Strasbourg, elle a débuté sa carrière à 21 ans dans les collectivités territoriales, dans ce qui deviendra plus tard le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).

Elle a ensuite évolué dans diverses structures territoriales en Lorraine et en Normandie, avant d'être repérée par le ministère du Travail dans les années 1980.

Là, elle gravira les échelons jusqu'à devenir conseillère pour la formation de Martine Aubry.

Elle bifurquera ensuite vers le privé, tout d'abord au sein du groupe Danone où elle œuvre pendant près de dix ans comme directrice de la formation et des ressources humaines, puis chez Dassault Systèmes jusqu'en 2008.

Elle fait ensuite son retour chez le géant agroalimentaire, cette fois-ci comme directrice générale des ressources humaines. Elle y développe notamment un système de couverture sociale pour les 100.000 salariés du groupe à travers le monde, Dan'Cares.

Parallèlement, elle maintient ses attaches avec le monde politique. Elle est notamment membre entre 2008 et 2014 du Haut conseil pour le dialogue social, et est chargée fin 2009 par François Fillon, alors Premier ministre, d'une mission sur le stress au travail.

En 2014, François Hollande lui confie la tâche d'orchestrer la fusion entre Ubifrance, en charge du soutien à l'export, et l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII), pour renforcer l'attractivité du territoire.

Une mission dont elle s'acquitte avec énergie, malgré des crédits qui se réduisent au fil des ans comme peau de chagrin : à la tête de Business France, elle s'appuie sur son expérience du privé pour convaincre les investisseurs internationaux des atouts de l'Hexagone.

Cette mère de deux enfants, présente aux conseils d'administration de plusieurs entreprises, s'est aussi engagée pour la promotion des femmes au travail.


France/Monde - Gouvernement



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